En France, la conduite d’un deux-roues de 125 cm³ sans permis peut entraîner jusqu’à 15 000 euros d’amende, une immobilisation du véhicule et une suspension du droit de passer le permis. Pourtant, certaines situations permettent de conduire un 125 cm³ sans détenir le permis A, à condition de remplir des critères stricts liés à l’âge, à l’ancienneté du permis B et à une formation spécifique.Les voitures sans permis, quant à elles, échappent à la plupart des exigences du permis de conduire, mais restent soumises à des règles précises sur l’âge minimal et la nature du véhicule. Les conditions varient selon la catégorie et la puissance.
Ce que prévoit la loi pour conduire une 125 cm³ ou une voiture sans permis
Rouler sur un 125 cm³ sans permis adapté, ce n’est pas juste une petite entorse au règlement : c’est une infraction formelle, clairement définie par le code de la route. Impossible de prendre légalement le guidon d’une moto ou d’un scooter 125 cm³ sans posséder le permis approprié. La réglementation distingue plusieurs cas de figure. Pour espérer accéder à un 125, il faut présenter un permis B obtenu depuis au moins deux ans et avoir suivi une formation de 7 heures en auto-école. Cette étape, instaurée depuis 2011, concerne tous les types de 125, qu’ils roulent à l’essence ou à l’électrique.
En dehors de ces conditions, aucune dérogation n’est prévue. Ceux qui remplissent les deux exigences, permis B validé depuis deux ans et formation suivie, peuvent légalement conduire un 125 sans avoir le permis A. Le permis A1 donne aussi accès à cette catégorie. Conduire sans permis ou sans attestation de formation, c’est s’exposer d’emblée à une amende, à l’immobilisation du deux-roues, voire à des poursuites supplémentaires.
Les voitures sans permis, elles, obéissent à des règles bien à part. Ces petits véhicules, limités à 45 km/h et 6 kW de puissance, sont accessibles dès 14 ans avec le permis AM (ancien BSR). Ici, le permis B n’est pas concerné, mais une formation de huit heures en auto-école reste obligatoire pour les plus jeunes. Seuls les modèles homologués dans la catégorie quadricycle léger entrent dans ce cadre particulier.
Pour clarifier qui doit quoi, voici les obligations selon le profil du conducteur :
- Moto ou scooter 125 cm³ : permis B avec deux ans d’ancienneté et formation 7h, ou permis A1
Du côté des voitures sans permis, le dispositif est balisé comme suit :
- Voiture sans permis : permis AM dès 14 ans, véhicule homologué en quadricycle léger
Chaque catégorie de véhicule réclame une assurance spécifique, qu’il s’agisse d’un modèle électrique ou thermique. Rouler non assuré, même pour un court trajet, expose à une interdiction immédiate de circuler.
Permis requis : qui peut vraiment prendre le volant ou le guidon ?
Qui est en droit de s’installer sur un 125 cm³ ou de prendre le volant d’une voiturette ? La réponse ne laisse pas place au doute : le code de la route impose ses règles à la lettre.
Pour grimper sur une moto ou un scooter 125 cm³, il est impératif de posséder un permis B depuis au moins deux ans, accompagné d’une formation de 7 heures. Cette formation en auto-école mêle théorie et pratique : prise en main, sécurité, spécificités du deux-roues et réflexes à adopter. Depuis le 1er janvier 2011, ce passage obligé vise à préparer réellement les conducteurs aux exigences de la circulation à moto.
Selon chaque situation, l’accès se fait de manière distincte :
- Permis A1 : accessible dès 16 ans, il permet de conduire une 125 cm³ après réussite à l’examen spécifique.
- Permis B + formation 7h : accessible à partir de 18 ans, dès lors que deux ans d’ancienneté et la formation sont réunis.
- Permis AM (ex-BSR) : dédié aux quadricycles légers (voiturettes) dès 14 ans, sous réserve d’une formation de 8 heures.
Les professionnels de l’auto-école rappellent régulièrement l’enjeu de la sécurité routière. Les cours alternent apports théoriques et exercices concrets. Chaque type de permis de conduire correspond à un usage précis, du deux-roues léger à la voiture sans permis. Pas d’ambiguïté possible : la législation trace une frontière nette pour chaque profil et chaque véhicule, sous la surveillance constante des forces de l’ordre.
Questions fréquentes sur les exceptions et les cas particuliers
Scooter électrique et scooter sans permis : quelles différences sur la route ?
L’essor des scooters électriques attire de nouveaux conducteurs, souvent séduits par leur simplicité et leur discrétion sonore. Pourtant, la réglementation reste inflexible. Thermique ou électrique, un 125 nécessite toujours un permis reconnu (A1 ou B avec formation). Les appareils présentés comme « sans permis » existent, mais leur usage reste cantonné à 50 cm³ ou à des versions électriques bridées à 45 km/h. Impossible donc de circuler légalement sur un 125 électrique sans satisfaire aux exigences prévues : le cadre légal ne fait aucune exception.
Quid des équipements obligatoires lors d’un contrôle de police ?
À moto ou en scooter, l’équipement obligatoire ne varie pas selon la cylindrée. Casque homologué, gants certifiés CE, gilet de haute visibilité à enfiler si nécessaire : la liste est la même pour tous. Au moindre contrôle, l’absence de l’un de ces éléments signifie sanction immédiate, amende ou immobilisation du véhicule. L’assurance scooter 125 doit aussi couvrir le conducteur, qu’il s’agisse d’une utilisation régulière ou plus ponctuelle. Un véhicule non assuré et non immatriculé, et le risque de poursuites judiciaires devient bien réel.
Voici ce qu’il faut retenir selon le type de véhicule motorisé :
- Un scooter sans permis : toujours limité à 50 cm³ et bridé à 45 km/h, accessible dès 14 ans avec le permis AM.
- Un 125 cm³ : permis et formation obligatoires, quelle que soit l’énergie du moteur.
- Assurance : exigée pour tout véhicule motorisé, sans dérogation possible.
En cas d’accident, la sécurité routière et l’assurance examinent chaque détail : validité du permis, équipements, conformité. Ignorer ces obligations expose à un double danger : absence d’indemnisation et poursuites, même pour un simple déplacement urbain.
Les sanctions encourues en cas de non-respect de la réglementation
Circuler avec un 125 sans permis, c’est risquer le choc frontal avec la loi. Les sanctions financières et pénales tombent dès le premier contrôle routier. L’amende peut grimper jusqu’à 15 000 euros, une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an s’y ajoute parfois. La police ne laisse aucune marge : confiscation du véhicule immédiate, poursuites lancées dans la foulée.
Et la liste ne s’arrête pas là. Le conducteur peut aussi se voir interdire la conduite de tout véhicule motorisé, y compris ceux qui ne demandent normalement pas de permis. D’autres peines peuvent s’ajouter : obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, travaux d’intérêt général, voire retrait de points si d’autres infractions sont relevées.
Si un accident se produit sans permis valide, l’assurance refuse toute indemnisation. Le conducteur doit alors assumer seul tous les frais, matériels comme corporels. Les conséquences financières peuvent devenir écrasantes et durer des années. Trop souvent négligée, cette réalité laisse certains face à la justice et aux assureurs sans la moindre protection. Sous l’œil vigilant des autorités, aucune faille n’est tolérée.
Sur la route, nul ne roule à l’abri d’un simple contrôle : un instant d’imprudence suffit pour que tout bascule, et le retour en arrière n’existe pas.


