À quantité d’énergie égale, l’essence libère environ 15 % plus de CO2 que le gaz naturel et 5 % de plus que le diesel lors de sa combustion. Pourtant, le diesel, souvent critiqué pour ses particules fines, reste parfois préféré pour ses émissions légèrement inférieures en dioxyde de carbone.
Le gaz naturel, malgré une image de combustible plus propre, n’est pas exempt de conséquences environnementales, notamment en cas de fuites de méthane lors de l’extraction ou du transport. Les différences entre ces carburants ne se limitent pas à la seule quantité de CO2 émise lors de leur utilisation.
Comprendre les émissions de CO2 liées aux carburants : enjeux et définitions
Parler d’émissions de CO2 liées à la combustion des carburants fossiles, c’est aborder un sujet central dans la lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique. À chaque passage à la pompe, essence, diesel ou gaz naturel se transforment en quantité tangible de gaz à effet de serre, mais cela ne s’arrête pas là.
L’analyse du cycle de vie (ACV) ouvre la perspective en s’intéressant à tout le parcours : extraction, raffinage, transport, distribution. Chaque étape alourdit l’empreinte carbone totale. Pour juger l’impact réel d’un carburant, il faut considérer le tableau en entier. Les facteurs d’émission expriment la masse de CO2 générée par unité d’énergie consommée : c’est indispensable pour comparer vraiment les différentes énergies.
En France, des références officielles existent pour ces facteurs d’émission. Le gaz naturel affiche un taux plus bas que l’essence ou le diesel, mais une subtilité mérite d’être soulignée : prendre en compte la totalité du cycle de vie, notamment les pertes de méthane, nuance son avantage climatique. Et la réalité des usages n’est pas moins complexe.
Le transport routier domine le classement des émissions de CO2 d’origine énergétique dans l’Hexagone. Il ne s’agit pas seulement de dioxyde de carbone : le bal des gaz à effet de serre, NOx, particules…, accompagne la combustion. Le paysage évolue perpétuellement, croisant diversité des carburants, modes d’usage et innovations technologiques.
Essence, diesel, gaz naturel : quelles différences en matière de CO2 ?
L’essence, le diesel et le gaz naturel occupent tous trois le devant de la scène. Impossible de les confondre, tant leur profil diffère. L’essence, issue du pétrole brut, génère environ 2,3 kg de CO2 par litre lorsqu’elle brûle. Le diesel, plus dense, atteint 2,6 kg de CO2 au litre, conséquence de sa forte teneur en carbone. Ces chiffres ne laissent aucune place au doute.
Quant au gaz naturel (GNC), souvent présenté comme choix plus propre, il affiche un facteur d’émission inférieur de près de 2,74 kg de CO2 par mètre cube consommé. Mais ramené à l’énergie produite, il bénéficie d’une combustion plus complète, libérant moins de particules et d’oxydes d’azote. Cependant, la comparaison dépend aussi du rendement mécanique et du contexte d’utilisation de chaque carburant.
| Carburant | Émissions de CO2 (sortie échappement) |
|---|---|
| Essence | 2,3 kg/litre |
| Diesel | 2,6 kg/litre |
| Gaz naturel (GNC) | 2,74 kg/m3 |
Les carburants alternatifs, bioéthanol, biocarburant, biogaz, introduisent la notion de carbone renouvelable. Leur impact fluctue selon les modes de production, mais sur nos routes, la domination de l’essence, du diesel et du gaz naturel ne se dément pas. À chaque plein, la nature du carburant pèse sur les rejets de CO2, la qualité de la combustion et la pollution produite.
Comparatif chiffré des émissions : ce que révèlent les données officielles
Comparer les émissions de CO2 entre carburants impose de s’appuyer sur des chiffres concrets. Pour chaque tranche de 100 km parcourus, une voiture moyenne rejette autour de 23 kg de CO2 avec l’essence, 20 kg avec le diesel, et près de 16 kg avec le gaz naturel comprimé. Ces données, fondées sur les facteurs d’émission et la norme WLTP, beaucoup plus fidèle à la réalité que les anciennes méthodes,, livrent l’ordre de grandeur.
Voici les valeurs à retenir pour s’y retrouver :
- Essence : environ 2,3 kg CO2 par litre, soit 23 kg pour 100 km parcourus (WLTP)
- Diesel : 2,6 kg CO2 par litre, autour de 20 kg pour 100 km (WLTP)
- Gaz naturel (GNC) : 2,74 kg CO2 par mètre cube, environ 16 kg pour 100 km (valeur officielle)
Néanmoins, la combustion ne fait pas tout. Dès que l’on élargit au cycle de vie complet, extraction, raffinage, transport,, le classement évolue. Grâce à son rendement supérieur et des émissions antérieures plus limitées, le gaz naturel conserve un atout. L’essence et le diesel, issus du pétrole brut, exigent davantage d’énergie pour arriver jusqu’au réservoir.
Les normes Euro 6d-TEMP et RDE sont entrées dans le jeu pour contrôler les rejets, simplifiant la comparaison réelle. Que ce soit à Paris ou ailleurs, la surveillance des gaz à effet de serre se perfectionne et colle de plus en plus à la réalité constatée sur le terrain.
Pourquoi le choix du carburant influence l’empreinte carbone au quotidien
Chaque carburant engendre sa propre trajectoire d’émissions, et l’échappement ne livre qu’une partie de l’histoire. La part de CO2 produite lors de la combustion n’est qu’un élément du bilan. Essence, diesel, gaz naturel : à chacun son parcours, de l’extraction jusqu’à la roue.
Les émissions s’étalent tout au long de la chaîne : extraction, raffinage du pétrole brut, transport, distribution. Le gaz naturel se fait remarquer par son rendement supérieur : pour 100 km, il rejette proche de 16 kg de CO2, contre 23 kg pour l’essence et 20 kg pour le diesel, un écart qui se vérifie au fil des trajets quotidiens.
L’intégration grandissante de biocarburants ou de bioéthanol dans les carburants classiques influe sur l’évolution des émissions, même si cela ne renverse pas la situation. Tandis que les énergies renouvelables gagnent du terrain dans le mix électrique français, les voitures thermiques continuent à dominer les routes.
Faire le choix d’un carburant, combiné à une éco-conduite attentive, peut modifier l’empreinte carbone de chaque conducteur. Les règlementations se font plus strictes, challengeant constructeurs et énergéticiens à constamment revoir leur copie sur la pollution atmosphérique et les gaz à effet de serre. Chaque plein, chaque décision pèse dans la balance. Demain, l’arbitrage entre mobilité et climat s’écrira sur de nouveaux terrains : à chacun d’anticiper la trajectoire à dessiner.


